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Les bonnes nouvelles de l'année 2016 ...

01/01/2017 | Les bonnes nouvelles de l'année 2016 ...

La Croix

- samedi 31 décembre 2016, dimanche 1er janvier 2017

Événement2

Une année nouvelle

commence : bonne année donc, chères lectrices et chers lecteurs !

À l’orée de cet an neuf, devant le flot des ru-desses charrié par l’actualité, on pourrait être tenté de désespérer. On aurait tort ! Il suffit pour s’en convaincre de revisiter la cuvée 2016 : à première vue, les vio-lences, les régressions politiques, les inquiétudes éthiques ont tenu le haut du pavé. Pourtant, tout  n’a pas été si noir.

En ses profondeurs, l’actualité de 2016 a recélé aussi de belles et bonnes nouvelles. Elles sont bien là, dans tous les domaines. Impar-faitement, La Croix en présente quelques dizaines dans les pages qui suivent. Elles forment une mosaïque : pris séparément, ces petits pavés n’annoncent pas for-

2016, c’était aussi de bonnes nouvelles

L’équipe du film.

 Mars Distribution

L’académicien Michel Serres bouscule l’idée reçue  selon laquelle nous vivons dans un monde  de plus en plus violent.

« En Europe occidentale, en sept siècles, le nombre d’homicides

a été divisé par 100. Nous vi-vons plus en paix que, drogués, nous le croyons. Nous venons de vivre 70 années de paix, laps de temps pacifique inconnu en Europe depuis la guerre de Troie. (…) Les fabricants de ci-garettes nous exposent à mourir

des milliers de fois plus que les terroristes. (…) La vie perd tou-jours, mais douce et têtue, elle renaît sans arrêt. Si le Mal fait signe, c’est sur un fond uni de bonté. (…) Même en économie, les philanthropes l’emportent en nombre sur ceux qui s’occu-pent de rivalités, de guerre, mais aussi de politique. La somme des dons, en effet, apparaît  aujourd’hui comme la septième puissance financière mon-diale… »

Michel Serres, de l’Académie française, dans Darwin, Bonaparte et le Samaritain, Éd. du Pommier, 250 p., 19 €.

extrait

« Nous vivons plus en paix que nous le croyons »

« Demain », le film qui pousse à agir

Le bouche-à-oreille a trans-formé en phénomène de so-ciété ce documentaire, dont les spectateurs ressortent prêts à agir. Diffusé dans 10 pays, il a dépassé le million de specta-teurs. Mélanie Laurent et Cy-ril Dion ont mis en scène leurs rencontres avec des hommes et des femmes qui, à leur échelle

et dans tous les domaines (agri-culture, énergie, habitat, éco-nomie, éducation, démocra-tie, etc.), tentent de changer le monde. Demain montre qu’il existe des solutions, mises en œuvre par des bonnes volontés actives, à l’exemple inspirant. Site : www.demain-lefilm.com/le-film

cément un horizon radieux. Mais mis bout à bout, ils dessinent un imperceptible chemin, celui de l’espérance, à cultiver comme un bien précieux, parce que rare.

« Le succès n’est pas final, l’échecn’est pas fatal :

c’est le courage de continuer qui compte », disait Winston Churchill. Sous les tem-pêtes de l’actualité quotidienne, souvent déroutantes, il existe des lames de fond sur lesquelles s’ap-puyer : l’extrême pauvreté recule dans le monde. La violence, en dépit des apparences, a décru dans la longue durée. Des accords de paix ont été signés. Des mala-dies sont éradiquées. Des zones maritimes se repeuplent de  poissons. La couche d’ozone  se reconstitue, etc., etc.

Certes, la méthode Coué ne suffit pas à changer sa vision du monde. Mais, et l’histoire nous le prouve, rien ne se passe jamais comme prévu. Des leaders qu’on pensait indéboulonnables quit-tent la scène, des murs tombent, des ponts se construisent, des innovations technologiques amé-liorent la vie de tous… Parce que l’océan est fait de gouttes d’eau, changer son regard est aussi né-cessaire que salutaire. Avec ce dossier, nous vous y convions.

Un dossier de Frédéric Mounier Photo : Gérard Julien/AFP

Sous les tempêtes de l’actualité quotidienne,  il existe des lames  de fond sur lesquelles s’appuyer.

La Croix - samedi 31 décembre 2016, dimanche 1er janvier 2017

Événement 3

international

En 2015, pour la première fois, moins de 10 % de  la population mondiale  a vécu dans une situation « d’extrême misère ».

Pour la première fois, le

nombre de personnes vi-vant avec moins de 1,90 dol-lar par jour est passé sous la barre des 10 % de la population mon-diale durant l’année 2015, selon les dernières projections de la Banque mondiale. Ce seuil cor-respond à « une existence à la limite de la survie », d’après la définition de l’institution. Il est

réévalué en fonction du coût de  la vie dans les pays pauvres.

La situation a commencé à s’améliorer dans les années 1990. En 1999, la part des plus pauvres atteignait encore 29 %. Le recul de la pauvreté s’est accéléré ces der-nières années, avec un record en 2013, où 114 millions de personnes sont sorties de l’extrême misère.

Ce bon résultat est d’abord le fait de la croissance en Asie de l’Est et du Sud (Chine, Indonésie, Inde). L’Afrique subsaharienne a moins profité de la prospérité : sur 767 millions de personnes encore touchées par la grande pauvreté, 389 millions (40 % de la popula-

tion du continent) vivaient dans cette zone. Parmi eux, beaucoup de jeunes ruraux peu éduqués.

Selon l’Organisation de coopé-ration et de développement éco-nomiques (OCDE), les 10 % les plus riches de la population ont un revenu quasiment 10 fois su-périeur à celui des 10 % les plus pauvres. La proportion était de 9 dans les années 1990 et de 7 dans les années 1980. Ces diffé-rences de revenus se traduisent de fait par des inégalités d’accès aux droits et aux services. Selon la Banque mondiale, un enfant de famille pauvre a quatre fois moins de chances d’être scolarisé.

L’extrême pauvreté  connaît un recul historique

et aussi…

Manifestation pour la paix, à Bogota, fin novembre.

 Daniel Garzon/Anadolu Agency

Les accaparements de terres, un crime contre l’humanité

Les destructions de l’environ-nement et les accaparements de terres seront désormais traités comme des crimes contre l’hu-manité. « L’accaparement des terres n’est pas moins domma-geable que la guerre en termes d’impacts négatifs sur les po-pulations civiles. L’annonce de la Cour pénale internationale devrait constituer un signal aux dirigeants d’entreprise et aux investisseurs qu’ils ne peuvent plus considérer l’environnement comme un terrain de chasse », s’est réjouie Alice Harrison  de l’ONG Global Witness.

La polio quasiment éradiquée

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le nombre des cas  de poliomyélite dans le monde  a diminué de plus de 99 %  depuis 1988, passant de 350 000  à 74 cas en 2015. Cette baisse  résulte de l’effort mondial pour éradiquer la maladie, le vaccin conférant une protection à vie. Aujourd’hui, plus de 15 millions de personnes marchent,  alors qu’elles auraient pu être  paralysées par cette maladie.  On estime à 1,5 million  le nombre de décès évités.

L’empreinte écologique des pays riches décline

Selon le WWF (Fonds mondial pour la nature), l’empreinte écologique des pays riches dé-cline. La pression exercée par les habitants-consommateurs des régions développées sur les ressources naturelles est désor-mais moins forte. Il s’agit là d’un début, salué par le WWF. Même si son dernier rapport, publié le 27 octobre, relève la réduction de 58 % de l’abondance des popula-tions vertébrées durant les  quarante dernières années.

Colombie : un accord de paix, enfin

et aussi…

Les dons  aux associations augmentent

Selon le 21e baromètre de la gé-nérosité des Français du réseau Recherches & Solidarités pu-blié le 21 novembre 2016 par La Croix, les dons ont augmenté de près de 4 % en 2015. Les Français ont donné entre 4,4 et 4,6 mil-liards d’euros (le don moyen est de 463 €), soit 4 % de plus que l’année précédente. La digitali-sation de la pratique des dons, la multiplication des collecteurs, ainsi que plusieurs catastrophes naturelles localisées ont pu fa-voriser cette embellie en 2015.

En France, les paquets de cigarettes deviennent « neutres »

À partir du 1er janvier 2017, seuls des « paquets neutres » de  cigarettes peuvent être vendus en France : emballages d’une même couleur standardisée, au-cun signe publicitaire, marque inscrite en petits caractères et avertissements sanitaires (pho-tos chocs et messages écrits) élargis à 65 % de la surface.  La France est le deuxième pays à l’imposer, après l’Australie. L’OMS, en effet, juge essentiel de faire « disparaître le glamour » du paquet pour le réduire à ce qu’il est vraiment : un « embal-lage de produits mortels qui tuent environ 6 millions de per-sonnes » chaque année, dont plus de 70 000 en France.

« Aujourd’hui, 1er décembre 2016, nous pouvons dire qu’officiellement cette guerre est terminée. » Deux mois après le rejet par les électeurs du plan de paix négocié pendant quatre ans avec les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colom-bie), le président colombien, Juan

Manuel Santos, a réussi son pari : le Congrès colombien a approuvé l’accord. Les armes de la principale guérilla du pays, insurgée depuis plus de cinquante ans, se sont tues. La détermination de Juan Manuel Santos a été récompensée par le prix Nobel de la paix le 7 octobre.

Photo : Deloche/Bsip

La Croix - samedi 31 décembre 2016, dimanche 1er janvier 2017 Événement4

Les représentants  de 196 parties à la conférence Climat (COP22) ont adopté,  le 17 novembre 2016,  la « proclamation  de Marrakech ». Comme pour conjurer les

menaces du futur président américain Donald Trump

de remettre en cause les enga-gements sur le climat, la com-munauté internationale, réunie

pour la COP22 au Maroc, a appelé à « l’engagement politique maxi-mal » contre le réchauffement climatique. « Nous appelons à ac-croître urgemment l’ambition et à renforcer notre coopération pour combler le fossé » entre les émis-sions actuelles de gaz à effet de serre et ce qu’il faudrait faire pour limiter la hausse de la tempéra-ture moyenne sous les 2 degrés. La « dynamique » en faveur du combat contre le réchauffement « est irréversible », ajoute le texte :

« Elle n’est pas alimentée seulement par les gouvernements, mais par la science, les entreprises et les actions mondiales à tous les niveaux. » Le texte appelle aussi à des finance-ments accrus pour soutenir les mesures contre le réchauffement. Tout doit être bouclé en 2018,  soit en avance de deux ans sur  le calendrier prévu.

Un an plus tôt, le 12 décembre 2015, après deux semaines de rudes négociations, les délégués internationaux réunis à Paris pour

la COP21 avaient signé la conven-tion cadre 2015, fixant les grandes lignes de la lutte contre le réchauf-fement climatique pour les an-nées à venir. Il entérine un nou-vel ordre mondial où l’ancienne fracture Nord-Sud est devenue obsolète, avec l’émergence de nouvelles puissances polluantes, comme la Chine, le Brésil ou l’Inde. Cependant, les spécificités des pays en développement ont été prises en compte tout au long du texte.

environnement

et aussi…

La couche d’ozone se reconstitue

Selon la revue Science, le désormais célèbre « trou » dans la couche d’ozone a diminué  de plus de 4 millions de km², soit la moitié de la surface  des États-Unis depuis 2000. Et il aura disparu avant 2050, évi-tant ainsi 2 millions de cancers de la peau par an. Le protocole de Montréal (1987), interdisant progressivement les gaz pré-sents dans les systèmes de cli-matisation et de réfrigération, aura porté ses fruits.

Les sacs en plastique, c’est fini

Depuis le 1er juillet, les sacs de caisse à usage unique – qui re-présentent plus d’un tiers des déchets en plastique retrouvés dans les océans – ont disparu de la plupart des commerces. Seuls sont autorisés les sacs en papier, en tissu ou en plastique réutilisables. Le mouvement avait été anticipé par la grande distribution, qui était passée de 10,5 milliards de sacs en 2002 à 500 millions seulement avant leur interdiction. Dès le 1er jan-vier 2017, les sachets devront être composés en partie de  matières d’origine biologique et dégradable.

La pêche en eau profonde interdite

Après quatre ans de négocia-tions serrées, l’Union euro-péenne interdit, le 30 juin,  le chalutage dans ses eaux  au-delà de 800 mètres de  profondeur, une technique qui endommage les fonds marins et contribue à la  raréfaction de certaines espèces de poissons. Désormais, dès 400 mètres  de fond, les navires se contenteront de jeter leurs  filets dans les zones qu’ils  fréquentaient déjà, sans  chercher à en exploiter  de nouvelles, afin de 

« geler leur empreinte ».

La mer d’Aral ressuscite

Pêcheurs en mer d’Aral.

Didier Bizet/Hans Lucas

La mer d’Aral était une véritable mer intérieure, l’une des plus vastes du globe, bordée par  le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Dans les années 1980, elle était présentée comme l’une des plus grandes catastrophes environne-

mentales du XXe siècle : elle ne cessait de rétrécir, sous l’effet du détournement des fleuves Amou-Daria et Syr-Daria par les Sovié-tiques soucieux d’irriguer des champs de coton. Récemment, sa partie nord, dénommée « petite

mer », a bénéficié de la construc-tion, au Kazakhstan, de la digue de Kokakal, longue de 13 kilo-mètres et haute de 10 mètres.  Depuis, pélicans et carpes  sont réapparus et les pêcheurs s’activent de nouveau.

Les décisions de la COP 21 confirmées

La Croix - samedi 31 décembre 2016, dimanche 1er janvier 2017

Événement 5

sciences

et aussi…

Thomas Pesquet  à bord de la station spatiale

Thomas Pesquet est arrivé à bord de la station spatiale internatio-nale (ISS), dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 novembre 2016, avec le Russe Oleg Novitski et l’Américaine Peggy Whitson. Ils vont passer six mois dans  l’espace, et mener des recherches scientifiques en apesanteur.  La mission de Thomas Pesquet, baptisée Proxima, comporte 62 expériences. Le Français, âgé de 38 ans, sera lui-même un objet d’études. Il étudiera l’impact de l’apesanteur sur sa musculature, faisant ainsi progresser la re-cherche contre les myopathies.

L’avion solaire fait le tour du monde

L’avion Solar Impulse 2 (SI2)  a bouclé le 26 juillet un tour  du monde historique en volant jour et nuit à l’énergie solaire et sans carburant, un exploit ou-vrant de nouvelles perspectives technologiques. L’appareil s’est posé à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, d’où il était parti le 9 mars 2015 pour un périple de 23 jours effectifs de vol et de 43 041 km à travers quatre continents. Pesant 1,5 tonne, aussi large qu’un Boeing 747,  SI2 a volé à une vitesse moyenne de 80 km/h grâce à l’énergie so-laire captée par 17 000 cellules photovoltaïques sur ses ailes.

Un vaccin contre Ebola

Pour la première fois depuis l’identification du virus Ebola en Afrique centrale en 1976, un vac-cin d’origine canadienne, baptisé rVSV-Zebov et testé en Guinée, est efficace, peut être « jusqu’à 100 % », assure l’Organisation mondiale de la santé. Reste à vé-rifier sa sécurité pour les femmes enceintes et les bébés. Partie  du sud de la Guinée fin 2013,  la récente épidémie en Afrique de l’Ouest a fait 11 300 morts.

Le GPS européen est accessible

Mission réussie pour la sonde Rosetta

La sonde Rosetta, le robot Philae et la comète Tchouri.

 ESA/ATG medialab – Comet image: ESA/Rosetta/Navcam

C’est le premier engin à avoir réussi à atterrir sur une comète après douze ans de voyage. Le 30 septembre 2016, à 700 mil-lions de kilomètres de la Terre, la sonde Rosetta et son robot-labo-ratoire Philae se sont posés sur la

comète Tchourioumov-Guérassi-menko. Les nombreuses mesures effectuées sur ce petit corps cé-leste, véritable fossile n’ayant pas évolué depuis 4,5 milliards d’an-nées, permettent d’approcher  un peu mieux le mécanisme de la

formation du système solaire et, à terme, de notre Terre. En effet, leurs résultats invitent à se repré-senter les comètes comme des traces immémoriales de la  formation du système solaire,  il y a 4,6 milliards d’années.

Galileo, le système  de localisation par  satellite européen, offre  une précision sans pareille. Les Européens pourront

bientôt se faire guider au plus près par leur smart-phone. En effet, le système GPS européen Galileo est désormais en état de marche, grâce au lan-cement de quatre nouveaux sa-tellites dans une fusée Ariane, mi-novembre. Chaque satellite,

d’une masse d’environ 700 kg, circule à 23 222 kilomètres  d’altitude.

Pour en arriver là, il a fallu  mobiliser 30 satellites, dont six de rechange, pour 3,4 milliards d’euros d’investissements et  environ 220 millions de frais  d’exploitation annuels.

Concurrent direct de son an-cêtre américain, le GPS Galileo offre une précision inégalée, de l’ordre du mètre, voire de quelques centimètres pour le ser-vice payant. « Avec le GPS, on sait

où un train se trouve sur la carte de France, avec Galileo on sait sur quelle voie il se trouve », affirme Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes, l’agence spatiale française. Une précision non négligeable lorsqu’on sait que quelque 10 % du PIB européen dépend aujourd’hui des systèmes de positionnement par satellites. D’ici 2030, ce pour-centage pourrait grimper à envi-ron 30 %, selon le Cnes.

La balle est désormais dans le camp des constructeurs de smartphones, de voitures, d’ap-pareils GPS pour la randonnée ou la conduite : ils vont instal-ler les puces idoines pour que le grand public puisse profiter de ce système européen. Comme il est interopérable avec les autres systèmes, américain et russe, les appareils pourront être bi –  voire tri-compatibles.

Le parcours de Galileo a été parsemé d’embûches. Dès l’ori-gine du projet, en 1999, les Euro-péens ont dû surmonter leurs di-visions politiques, industrielles, civiles et militaires.

La Croix - samedi 31 décembre 2016, dimanche 1er janvier 2017 Événement6

Lors d’un discours à la nation, le roi Mohammed VI s’est pour la première fois adressé à la diaspora marocaine au sujet du djihadisme, appelant à un front commun « pour contrecarrer le fanatisme ». Le 20 août, Mohammed VI

a « exhorté » les Marocains de la diaspora à se faire les

« défenseurs » d’un islam tolérant.

« Face à la prolifération des  obscurantismes répandus au nom de la religion, tous, musulmans, chrétiens et juifs, doivent dresser un front commun pour contrecar-rer le fanatisme, la haine et le repli sur soi sous toutes les formes », a plaidé Mohammed VI.

Le souverain alaouite a « invité » les cinq millions de Marocains vi-vant en Europe et dans le reste du monde « à rester attachés aux va-leurs de leur religion et à leurs tra-

ditions séculaires face à ce phéno-mène qui leur est étranger ».

« Nous condamnons vigoureuse-ment le meurtre d’innocents », et le meurtre d’un prêtre « dans l’en-ceinte d’une église est une folie im-pardonnable », a souligné le roi, en référence à l’assassinat du P. Hamel le 26 juillet à Saint-Étienne-du-Rou-vray. Des citoyens européens d’ori-gine marocaine ou bi-nationaux sont impliqués dans plusieurs de ces attaques perpétrées sur le sol

français ainsi qu’en Belgique.

« Ceux qui incitent au meurtre, qui excommunient indûment les gens et qui font du Coran et de la sunna une lecture conforme à leurs intérêts, ne font que colporter le mensonge au nom de Dieu et du pro-phète », selon Mohammed VI. « C’est cela la vraie mécréance », a-t-il sou-ligné. « Les terroristes qui agissent au nom de l’islam (…) sont des in-dividus égarés condamnés à l’enfer pour toujours », a-t-il renchéri.

religion

et aussi…

Les évêques invitent à refonder le contrat social

Inquiets du discrédit de la classe politique, les évêques de France posent, dans un livre publié le 14 octobre (1), les bases d’une refondation du contrat social. Ils invitent à résister à « la cap-tation médiatique de la cam-pagne électorale » et affirment : « Il ne peut y avoir d’avenir pour notre pays que dans une Europe forte et consciente de son histoire et de ses responsabilités dans le monde. »

(1) Coéd. Bayard, Cerf, Mame. 90 p., 4 €

Le roi du Maroc s’en prend au fanatisme

Le pape poursuit le dialogue avec l’islam

Le cheikh Ahmed Al Tayeb, grand imam d’Al-Azhar, et le pape François.

 Vatican pool/CPP/Ciric/Catholic Press Photo

Le 23 mai 2016, le pape François a reçu l’imam d’Al-Azhar, pres-tigieuse institution de l’islam sunnite, au Vatican. Par cette rencontre comme par d’autres gestes posés avec les musulmans, le pape défend une coexistence pacifique et un travail conjoint,

dans une période où le terrorisme islamiste les met à mal. Comme Jean-Paul II et Benoît XVI, le pape François voit dans le dialo-gue – entre religions, mais aussi avec la science ou l’écologie – un outil au service de la vérité et du bien commun.

Le pape célèbre la Réforme

Le pape est invité à Lund (Suède) pour lancer le 500e anniversaire de la Réforme. Il a fallu rassu-rer tous ceux qui, catholiques et protestants, craignaient que sa venue ne banalise la portée de la Réforme et le poids des souf-frances infligées et subies de part et d’autre en cinq siècles. À Lund, François souligne la valeur de la quête spirituelle de Martin Luther et l’apport fondamental de la Réforme qui « a contribué à donner une meilleure centralité de la Sainte Écriture dans la vie de l’Église ».

Enfin, un concile panorthodoxe

Le « saint et grand » concile panorthodoxe, qui ne s’était plus tenu depuis le schisme de… 1054, se déroule en Crète, du 19 au 27 juin 2016. Les 200 primats et évêques de 10 Églises au-tocéphales (sur 14) soulignent, dans un message au monde, le lien entre crise écologique et crise spirituelle. Et affirment l’indé-pendance de l’Église à l’égard du pouvoir. Après la levée mutuelle des excommunications et la réso-lution de nombreux désaccords théologiques, dont le fameux  « filioque » à l’origine du schisme de 1054, la primauté de l’évêque de Rome cristallise l’essentiel  des débats avec les catholiques.

La Croix - samedi 31 décembre 2016, dimanche 1er janvier 2017 Événement 7

Les travaux pour améliorer l’offre de transports  en commun d’Île-de-France ont commencé en juin.

Les habitants de l’Île-de-

France sont désormais assurés d’avoir, dans

quelques années, des trans-ports publics plus rapides, plus denses et plus pratiques. En effet, le chantier du Grand Paris ont démarré en juin 2016. Les premiers coups de pioche sont donnés à Clamart sur le tron-çon sud de la ligne 15 qui sera en service en 2022. Celle-ci fait partie des 4 futures nouvelles lignes (15,16, 17 et 18), aux-quelles s’ajoutera le prolonge-ment de 2 lignes déjà existantes (11 et 14) et de celle du RER E. « En quinze ans, on doublera la surface du métro (…). Il n’y a pas eu un chantier d’une telle am-pleur depuis la construction des villes nouvelles dans les années 1960 », assure Philippe Yvin,

président de la Société  du Grand Paris (SGP).

Avec la construction, d’ici à 2030, de 200 kilomètres de nouvelles lignes (Grand Paris Express), de 68 nouvelles gares, sans oublier les tunnels néces-saires pour passer sous les ré-seaux déjà existants, la tâche est herculéenne. Coût du chan-tier  : 22,6 milliards d’euros, aux-quels s’ajouteront 6 autres mil-liards pour la construction de 250 000 logements. L’objectif est de faire gagner du temps aux Franciliens  : à terme, ils n’auront plus besoin de passer par Paris intra-muros pour aller d’une  banlieue à une autre.

Le projet de métro automatique autour de Paris a été lancé en 2009 par Nicolas Sarkozy. Mais, aujourd’hui, Valérie Pécresse, nouvelle présidente de la ré-gion Île-de-France, milite pour un « Très Grand Paris » afin de concentrer les efforts de dévelop-pement à l’échelle régionale. Marion Gauthier

économie

et aussi…

Des appels téléphoniques moins coûteux

Conséquence d’une décision prise en 2016, tout citoyen eu-ropéen pourra utiliser, dès juin prochain, son téléphone por-table partout en Europe sans supplément. En effet, les « frais d’itinérance » vont disparaître. Cependant, pour protéger les opérateurs des abus de certains clients, la Commission euro-péenne a proposé un plafonne-ment des appels depuis l’étran-ger à quatre-vingt-dix jours par an sans frais supplémentaires, avec un maximum de trente jours consécutifs. Seule exception,  les travailleurs transfrontaliers.

Des moissons records de blé et de riz

Catastrophique en France,  la récolte de céréales bat des records au niveau mondial. Selon la FAO, la production de blé atteindrait 742,4 millions de tonnes, grâce aux mois-sons très généreuses de l’Inde, des États-Unis et de la Russie, appelée à remplacer l’Union européenne comme premier exportateur. Boostée par des moussons abondantes en Asie et des moissons considérables en Afrique, la récolte de riz atteindrait, elle, le plus haut niveau de son histoire avec 497,8 millions de tonnes.

Le chantier du Grand Paris sur les rails

Paris, capitale  des start-up

Le Cargo, incubateur de start-up. Vassili Feodoroff/Hans Lucas pour La Croix.

À Paris, les start-up poussent à toute vitesse. D’où l’ouverture en 2016 d’un incubateur,  Le Cargo, dans le XIXe arrondis-sement. Et ce n’est qu’un dé-but. En avril 2017, Station F, un incubateur géant financé par Xavier Niel, le patron de Free, ouvrira à son tour. Il hébergera 1 000 start-up, ce sera le plus grand du monde. Construit à la place d’un entrepôt de la SNCF, il symbolise la conversion de la capitale française à la nou-velle économie. En janvier, la France enverra d’ailleurs la plus grosse délégation de start-up au rendez-vous mondial de l’élec-tronique grand public, le CES de Las Vegas. Preuve d’une am-bition retrouvée, ces jeunes entrepreneurs du numérique s’inscrivent dans le sillage des champions français Sigfox,  BlaBlaCar ou Parrot.

Ligne de métro menant à la Défense. Dell/Fotolia

La Croix - samedi 31 décembre 2016, dimanche 1er janvier 2017 Événement8

Lors des Jeux olympiques 2016, la France égale  son record de médailles depuis l’après-guerre. Au pied du Corcovado et

de la statue du Christ Ré-dempteur, le Club France – le QG tricolore pendant les Jeux olympiques de Rio – vibre au rythme des exploits des athlètes français. Les honneurs rendus aux

médailles se multiplient puisque l’équipe de France olympique égale, avec 42 médailles, son re-cord de médailles – depuis l’après-guerre – établi à Pékin en 2008 (1).

La judoka Émilie Andéol, en larmes pendant La Marseillaise, restera comme l’un des visages de la vague bleue à Rio. Elle triomphe le même jour que le porte-drapeau de la délégation tricolore, le co-lossal Teddy Riner, qui conserve son titre de champion olympique.

Outre les boxeurs (six médailles dont deux en or), les cavaliers français, sacrés, par équipes, au concours complet et au saut d’obs-tacles, impressionnent.

Si l’escrime tricolore redore son blason avec trois médailles dont une en or pour l’équipe d’épée, en athlétisme, discipline reine des JO, les Français marquent les esprits (six médailles, trois en argent et trois en bronze). Il faut remonter aux Jeux de 1948 pour trouver une

meilleure moisson. Christophe Le-maitre qui se jette sur la ligne d’ar-rivée du 200 m pour arracher une improbable médaille de bronze, est l’un des symboles de la réussite des Bleus au Brésil. Arnaud Bevilacqua

(1) Le lutteur Yannick Szczepaniak a récupéré une médaille de bronze des JO 2008 en novembre, la 42e pour la France, après la disqualification de son adversaire pour dopage.

sport

et aussi…

Que la montagne est belle

Il détrône Jean-Claude Killy. Alexis Pinturault (25 ans) bat, en début de saison, le record de victoires en Coupe du monde de son illustre prédécesseur. Il est la locomotive d’un ski français en grande forme, tout comme Martin Fourcade entraîne le biathlon trico-lore dans son sillage. Chaque week-end, il confirme son hé-gémonie sur la discipline. Les Français s’illustrent également en skicross avec Jean-Frédéric Chapuis, ou en ski de fond  (14 podiums en Coupe du monde en 2015-2016).

A Rio, le sport français brille de mille feux

Un couple de boxeurs en or

Le 21 août, Tony Yoka est champion olympique. Peter Cziborra / Reuters

Enroulés dans un drapeau trico-lore, Estelle Mossely, sacrée deux jours plus tôt, enlace Tony Yoka, son compagnon qui vient à son tour de décrocher l’or. L’image de joie du couple de boxeurs res-tera comme l’image des Jeux olympiques. Les deux athlètes

de 24 ans, qui ont vibré l’un pour l’autre à Rio, émeuvent les Fran-çais. À leur retour, ils sont élevés au rang de vedettes. Si Estelle Mossely doit prendre une année sabbatique loin de la boxe, Tony Yoka va, lui, entamer une carrière professionnelle.

Les Bleus font vibrer la France

Certes, l’équipe de France échoue en finale contre le Portugal, mais elle gagne le cœur de ses suppor-teurs. Emmenés par Didier Deschamps, sélectionneur respecté, les Bleus sédui-sent par leur enthousiasme et leur cohésion. La ferveur du public français atteint des sommets lors de la demi-fi-nale à Marseille contre l’Al-lemagne (2-0). Et les suppor-teurs se trouvent une nouvelle coqueluche avec Antoine Griezmann, meilleur joueur  et meilleur buteur de l’Euro.

Romain Bardet,

13:09 Écrit par Pressagrun dans Blog, culture, Economie, emploi, Humanitaire, Infos, Media, Parlement européen, Paysage, photo, Politique, Régions, territoires,, Société, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la croix, magazine, bilan 2016, bonnes nouvelles, bonne année | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | | | Pin it! |

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